Depuis le 1er janvier 2026, la facture électronique structurée est obligatoire entre entreprises belges assujetties à la TVA. Les factures partent plus vite, contiennent moins d’erreurs et arrivent directement dans le système du client. Sur le papier, tout est réuni pour raccourcir les délais de paiement.
Le dernier baromètre Atradius sur les pratiques de paiement B2B en Belgique raconte pourtant une autre histoire. L’émission des factures s’est digitalisée ; la pression sur la trésorerie, elle, n’a pas diminué.
Voici cinq chiffres qui méritent l’attention des directions financières, et ce qu’ils disent du travail qui commence une fois la facture envoyée.
84 % des entreprises belges subissent des retards de paiement
Premier constat : les retards de paiement restent la norme.
Selon Atradius, 84 % des fournisseurs belges déclarent faire face à des paiements en retard de la part de leurs clients B2B. Ce chiffre est même supérieur à la moyenne observée en Europe occidentale.
Autrement dit, seules 16 % des entreprises interrogées déclarent ne pas être concernées.
Les retards de paiement font donc désormais partie du quotidien de la grande majorité des entreprises.
28 % du chiffre d’affaires B2B facturé est payé en retard
Près de 28 % du chiffre d’affaires B2B facturé en Belgique est aujourd’hui concerné par des retards de paiement. Ramené à une entreprise qui facture 10 millions d’euros par an en B2B, cela représente 2,8 millions d’euros encaissés hors délai.
Lorsque plus d’un quart des montants facturés est encaissé en dehors des délais prévus, ce ne sont plus uniquement les équipes finance qui sont concernées. Ce sont les investissements, le besoin en fonds de roulement et la capacité de croissance de l’entreprise qui sont directement affectés.
44 % des retards sont liés à la trésorerie des clients. Le reste vous concerne directement.
Autrement dit, un peu plus de deux entreprises ne paient pas plus tard par choix, mais parce qu’elles cherchent à préserver leur propre trésorerie.
Mais s’arrêter à ce chiffre reviendrait à passer à côté de l’essentiel. Les trois causes suivantes sont d’une tout autre nature :
- 30 % : délais de validation interne chez le client ;
- 12 % : problèmes liés au processus de paiement ;
- 11 % : délais bancaires.
Ensemble, elles représentent plus de la moitié des retards signalés, et ce sont précisément celles sur lesquelles un fournisseur garde une prise. Une facture bloquée en attente de validation n’est pas un problème de solvabilité : c’est un problème de suivi. Savoir qu’elle est bloquée, savoir chez qui, et relancer la bonne personne au bon moment change directement l’issue.
34 % des entreprises constatent une réduction de leur marge de liquidité
Pour plus d’un tiers des entreprises belges, la pression sur les encaissements a déjà des conséquences mesurables.
Un sur trois des organisations interrogées indiquent que leur marge de liquidité disponible s’est réduite au cours des derniers mois.
Cette évolution transforme progressivement la gestion du poste client en enjeu stratégique.
Pendant longtemps, le recouvrement a été considéré comme un processus administratif.
Aujourd’hui, il devient un levier direct de performance financière.
40 % anticipent une hausse des insolvabilités
Enfin, les perspectives restent prudentes.
40 % des entreprises belges s’attendent à une augmentation des insolvabilités dans les 12 prochains mois et 52 % estiment qu’il se maintiendra à son niveau actuel, déjà élevé.
Dans ce contexte, chaque facture impayée représente un risque accru. Plus les entreprises attendent pour agir, plus il devient difficile de récupérer les montants dus.
La capacité à identifier rapidement les dossiers à risque et à agir de manière proactive devient donc un facteur clé pour protéger sa trésorerie.
Que peuvent faire les entreprises pour protéger leur trésorerie ?
Face à cette situation, les entreprises les plus performantes adoptent une approche plus proactive du poste client.
- Voir l’encours en temps réel plutôt qu’en fin de mois. La majorité des retards se joue dans les 30 premiers jours ; un reporting mensuel arrive trop tard pour agir dessus.
- Les 30 % liés à la validation interne appellent un système de rappels, adressé à la bonne personne.
- Prioriser plutôt que relancer en masse. Tous les retards ne pèsent pas le même poids sur la trésorerie.
- Automatiser la répétition, pas la relation. Le rappel systématique peut être programmé ; l’échange sur un litige ou un plan de paiement, non.
- Mesurer le DSO, balance âgée, taux de promesses de paiement tenues : sans indicateurs partagés entre finance et commerce, le poste client reste un angle mort.
C’est le principe sur lequel Clearnox est construit : une vue à jour de l’encours, des scénarios de relance automatisés mais personnalisables, et un historique partagé entre finance et commerce, pour que la relance reste un échange client plutôt qu’une procédure de recouvrement.
Conclusion : la conformité est un point de départ
La facturation électronique obligatoire règle la question du format et du canal. Le baromètre Atradius rappelle qu’elle ne règle pas celle du délai : les retards restent la norme pour 84 % des fournisseurs belges, ils immobilisent plus d’un quart du chiffre d’affaires facturé, et neuf entreprises sur dix n’anticipent aucune détente du risque client à douze mois.
Envoyer ses factures plus vite était l’enjeu de 2025. Piloter ses encaissements est celui d’aujourd’hui.
Vous voulez savoir où en est réellement votre poste client ? Découvrez comment Clearnox donne aux équipes financières une visibilité complète sur leurs créances et automatise le suivi des relances.