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Limiter le risque client : comparatif des solutions 


Factures impayées, trésorerie sous pression, relations commerciales fragilisées… Le risque client est l’un des enjeux les plus critiques pour les PME et ETI. Pour y répondre, plusieurs solutions coexistent, avec des approches et des impacts très différents : assurance-crédit, affacturage, relance automatisée, recouvrement contentieux…

Faut-il protéger, financer, anticiper, ou récupérer ? Comment articuler ces solutions ? Et surtout, comment éviter de subir ? Décryptage comparatif pour choisir une stratégie à la fois efficace, pérenne et compatible avec vos objectifs business.

Sécuriser ses ventes : l’analyse de solvabilité client

Avant même d’émettre une facture, il est possible de réduire le risque client en qualifiant mieux ses prospects et clients grâce à l’analyse de solvabilité. Cette étape permet de prendre des décisions éclairées sur les conditions commerciales à appliquer : acompte, plafond de crédit, garanties, etc.

Avantages

  • Vision anticipée du risque : les outils de scoring (Creditsafe, Altares, Ellisphere, etc.) permettent d’évaluer la solidité financière des entreprises.
  • Aide à la négociation : en cas de doute, il est possible d’imposer des délais plus courts ou des garanties.

Limites

  • Données à actualiser régulièrement : un bon score aujourd’hui ne garantit rien demain.
  • Ne protège pas contre les retards volontaires : un client solvable peut quand même traîner à payer.
  • Requiert un budget et une vigilance régulière : à utiliser dans une logique continue.

 

Demander des acomptes : limiter l’exposition avant la livraison

Une autre manière simple de limiter le risque consiste à encaisser une partie du montant avant même la livraison ou l’exécution du service. Cette pratique reste sous-utilisée, surtout en B2B, mais elle peut s’avérer très efficace pour protéger sa trésorerie.

Avantages

  • Encaissement partiel anticipé : une partie du chiffre d’affaires est déjà sécurisée.
  • Filtrage naturel : un client qui refuse l’acompte peut signaler un risque ou un manque de sérieux.
  • Effet psychologique : un acompte crée un engagement plus fort du client.

Limites

  • Pas toujours applicable : certains secteurs ou donneurs d’ordre l’excluent d’office.
  • Négociation commerciale plus difficile : cela peut être un frein, surtout dans une relation nouvelle.
  • Ne dispense pas d’une relance en bonne et due forme sur le solde.

 

L’assurance-crédit : sécuriser ses créances, mais pas sans conditions

L’assurance-crédit permet de se protéger contre les défauts de paiement. Si un client ne règle pas sa facture, l’assureur indemnise tout ou partie de la somme impayée.

Avantages

  • Couverture du risque client : elle garantit les créances contre les défaillances, dans une logique de protection.
  • Veille financière externe : les assureurs disposent d’outils de scoring et d’alertes sur la santé financière des clients.
  • Externalisation du risque : en cas d’impayé, la perte est compensée.

Limites

  • Couverture partielle : tous les clients ne sont pas assurables (quotas, scores trop faibles).
  • Procédures complexes : la déclaration de sinistre est souvent rigide, et l’indemnisation longue.
  • Coût élevé : primes variables, franchise, taux de couverture partiel.
  • Pas de prévention active : l’assurance agit après coup, sans améliorer les délais de paiement.

 

L’affacturage : une solution de financement avant tout

L’affacturage (ou factoring) consiste à céder ses créances à une société spécialisée (le factor), qui les encaisse à votre place, tout en vous versant une avance immédiate sur les montants dus.

Avantages

  • Amélioration du cash immédiat : les créances sont financées en quelques jours, même sans être encore réglées.
  • Externalisation du recouvrement : le factor prend en charge les relances et le suivi.
  • Souplesse de trésorerie : utile en période de tension ou pour absorber des pics d’activité.

Limites

  • Coût important : commission fixe + frais financiers sur les montants cédés.
  • Relation client impactée : certaines entreprises préfèrent garder la main sur les échanges avec leurs clients.
  • Pas de levier sur les comportements de paiement : ce n’est pas une solution préventive mais une réponse à un besoin de financement.

 

Cession Dailly : un levier de trésorerie complémentaire

Souvent méconnue, la cession Dailly permet de céder une ou plusieurs créances à une banque pour obtenir un financement rapide, sans pour autant faire appel à l’affacturage classique. Elle s’adresse surtout aux entreprises qui ont une bonne relation avec leur banquier.

Avantages

  • Accès à du cash rapidement : les créances sont monétisées auprès de la banque.
  • Souplesse d’usage : possibilité de choisir quelles factures céder.
  • Pas de gestion du poste client déléguée : la relation client reste entre les mains de l’entreprise.

Limites

  • Soumis à l’accord bancaire : la banque peut refuser ou exiger des garanties.
  • Aucun impact sur les délais de paiement : cette solution n’améliore pas la discipline client.
  • Moins de services qu’un affacturage complet : pas de relance, pas de gestion intégrée.

 

La relance automatisée : prévenir plutôt que guérir

Relancer ses clients à temps, de manière professionnelle et personnalisée, est le moyen le plus direct, le plus rapide et le plus rentable de réduire les impayés. Encore faut-il que ce soit fait correctement… et régulièrement.

Avantages

  • Réduction des délais de paiement : une procédure structurée permet de récupérer environ 30 % de trésorerie.
  • Gain de temps : l’automatisation des relances permet de diviser en moyenne par deux le temps consacré à ces tâches répétitives.
  • Préservation de la relation client : une communication adaptée et respectueuse évite les tensions.
  • Visibilité et anticipation : avec un outil comme Clearnox, on sait à tout moment « qui doit quoi », on suit les promesses de paiement, les litiges, les prévisions d’encaissement.
  • Adaptabilité : relance par typologie de client (PME, grand compte, export), canaux variés (email, téléphone, courrier), personnalisation des messages.
  • Collaboration interne fluide : tous les acteurs (DAF, compta, ADV, commerciaux) travaillent sur une base partagée avec des notifications et un historique clair.

 

Le recouvrement contentieux : ultime recours

Lorsque toutes les démarches amiables ont échoué, il reste la solution judiciaire ou externalisée à un cabinet de recouvrement. C’est une étape lourde, mais parfois inévitable.

Avantages

  • Expertise et pression juridique : recours à un tiers spécialisé (avocat, huissier, société de recouvrement).
  • Possibilité de récupérer des créances anciennes : même après 90 jours, un recouvrement reste envisageable.
  • Effet dissuasif : un courrier d’huissier est souvent plus convaincant qu’un simple rappel.

Limites

  • Coûts élevés : frais fixes, commissions sur montants récupérés, frais de justice éventuels.
  • Impact sur la relation commerciale : souvent irréversible.
  • Efficacité décroissante dans le temps : 1 facture sur 3 n’est plus recouvrable après 90 jours.

Synthèse : quelle solution pour quel besoin ? 

Tableau comparatif récapitulatif 

Solution Moment d’intervention Objectif Nature Coût Impact relation client Visibilité Automatisation
Analyse de solvabilité Avant vente Évaluer le risque Préventive Abonnement/consultation Neutre Bonne mais ponctuelle Partielle
Acomptes/paiements anticipés Avant livraison Réduire l’exposition au risque Préventive Gestion commerciale Plutôt positive N/A Non
Assurance-crédit Avant octroi crédit Couvrir les impayés Protectrice Prime annuelle + franchise Peu visible Bonne si client couvert Non
Affacturage Après facturation Financer rapidement Curative Commission + frais financiers Souvent mal perçu Moyenne Non
Cession Dailly Après facturation Obtenir du cash rapide Financement Frais bancaires Neutre Nulle Non
Relance automatisée Dès émission de la facture Accélérer et sécuriser les paiements Préventive Abonnement fixe Très positif (communication professionnelle) Totale et en temps réel Oui
Recouvrement Après échec des relances Récupérer les impayés Curative Commissions + honoraires Souvent dégradée Nulle Non

Le conseil Clearnox : commencez par structurer vos relances 

Chez Clearnox, nous sommes convaincus que la meilleure stratégie commence toujours par une relance professionnelle, systématique et personnalisée. Bien exécutée, elle permet non seulement de réduire les impayés, mais aussi d’anticiper les litiges, de préserver la trésorerie, et de maintenir une relation commerciale saine.  

C’est aussi ce que révèle notre dernier baromètre : 57 % des entreprises redoutent une hausse des impayés, mais 52 % n’ont encore aucun outil pour structurer leur relance. Notre approche : prévenir, relancer, puis recouvrer si besoin.  

Envie d’y voir plus clair ? 

Demandez une démonstration de Clearnox pour découvrir comment sécuriser votre poste client, sans complexité ni rupture. 


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